Skyrock.com
  • ACCUEIL
  • BLOG
  • PROFIL
  • CHAT
  • Musique
  • Sources
  • Vidéos
  • Waka
  • Groupes
  • Cadeaux
  • Facebook
  • Connecte-toi
  • Crée ton blog

  • Blog
  • Profil

Tarek Abdellatif Blog

Photo de tarlatif

tarlatif

  • Envoyer un message
  • Offrir un cadeau
  • Ajouter à mes amis
  • Bloquer
  • Devenir fan
  • Choisir cet habillage

Ses Honneurs (13)

  • Anniv' 6 mois
  • Jason
  • Post 100
  • Amis 50
  • Halloween
  • Grand Chelem

» Suite

Son profil

Profil de tarlatif
tarlatif51 ans
Tunis
Tunisie

RSS

Signaler un abus

Infos

  • Création : 02/09/2011 à 02:16
  • Mise à jour : 23/12/2011 à 13:59
  • 10 172 visites
  • 20 visites ce mois
  • 108 articles
  • 20 commentaires
  • 54 amis
  • 1 favori
  • 5 kiffs

Tags

  • assemblée constituante
  • Chomage
  • crime de guerre
  • crise
  • crise financière
  • democratie
  • economie
  • election
  • Eléctions
  • Ennahdha
  • europe
  • gouvernement
  • ISLAM
  • Khadafi
  • LYBIE
  • mort khadafi
  • politique
  • Tunisie
  • tunisie
  • tunisie actualite

» Suite

Ses archives (108)

  • D’où vient l’argent des banques centrales ?
  • Etudiants étrangers en France : Guéant va t-il adapter sa circulaire??
  • 2012 sera-t-elle l'année d'une correction... pour freiner cette crise et le respect de l'humanité ?
  • Sommet de Bruxelles : plus de rigueur ou bien plus de freins pour la croissance ??

» Suite

Ses fans (1)

Fan de (1)

  • tarlatiftarlatif
    51 ans
    Tunis
    Tunisie Tunisie

Ses amis (54)

  • lequipe-Skyrocklequipe-Skyrock
    20 ans
    Paris
    France France
  • abirsnaaabirsnaa
    26 ans
    tunisie
    Tunisie Tunisie
  • dhekrabassirdhekrabassir
    25 ans
    Tunis
    Tunisie Tunisie
  • irinanombreuseirinanombreuse
    23 ans
    mahebourg
    Île Maurice Île Maurice
  • sweetjuliasweetjulia
    32 ans
    Montpi - Hérault (34)
    France France
  • amour230370amour230370
    42 ans
    France France
  • khoukhou02khoukhou02
    26 ans
    constantine
    Algérie Algérie
  • jaimejaime
    25 ans
    pétaouchnok
    France France
  • Miss-eloodiieMiss-eloodiie
    17 ans
    France France
  • EB-WEB-RADIOEB-WEB-RADIO
  • hits-arabe14hits-arabe14
  • gone43gone43
    19 ans
    France France
  • trxash-babytrxash-baby
    18 ans
    France France
  • x-med27-xx-med27-x
    19 ans
    mond pareil
    Algérie Algérie
  • sexynat20sexynat20
    23 ans
    reduit
    Île Maurice Île Maurice
  • sapristisapristi
    31 ans
    ici ou ailleurs... - Ille-et-Vilaine (35)
    France France
  • mirandellemirandelle
    30 ans
    mbour
    Sénégal Sénégal
  • nivea-conseils-beautenivea-conseils-beaute
    29 ans
    Bruxelles
    Belgique Belgique
  • kohbi1800kohbi1800
    27 ans
    jijel
    Algérie Algérie
  • leila307HDIleila307HDI
    22 ans
    algerienne
    Espagne Espagne
  • Noune012Noune012
    21 ans
    Albion
    Île Maurice Île Maurice
  • angel-miss93angel-miss93
    22 ans
    NGAZIDJAA
    Comores Comores
  • fatisam93fatisam93
    28 ans
    pffffffff ! - Seine-Saint-Denis (93)
    France France
  • kT-iiTa-x3kT-iiTa-x3
    19 ans
    Ds Le (l) De mn Bb =D
    Maroc Maroc
  • lilna113lilna113
    21 ans
    Bangui
    Suède Suède

» Suite

Liens Skyrock Publicité

Design by lequipe-skyrock Choisir cet habillage

D'où vient l'argent des banques centrales ?

N'est-il pas curieux que le rallyde cette semaine semble provenir de nulle part et ne se base sur aucune information importante ? Oh, attendez un peu, si, il y a eu une information importante en provenance d'Europe. Le gouvernement espagnol est parvenu à vendre quelques obligations au “public”. Cette annonce a provoqué une forte hausse en Europe qui s'est étendue à la Bourse de New York.
D’où vient l’argent des banques centrales ?
Mais une fois encore, si l'on en croit les folles rumeurs qui circulent, la vente “réussie” des bons du Trésor espagnols portait clairement la marque de la Fed.
A en croire les ragots, les banques européennes se sont jetées sur la dette espagnole — oui, ces mêmes banques européennes qui croulent déjà sous des quantités dangereuses de dettes espagnoles, italiennes, portugaises et grecques. Pourquoi donc achèteraient-elles plus de ces dettes ?
Deux raisons à cela : 1) les banques ont tout intérêt à empêcher les prix des obligations souveraines qu'elles possèdent déjà de chuter encore plus ; 2) grâce à la Réserve fédérale, ces banques ont à présent accès à des financements illimités et extrêmement bon marché via les lignes de swap annoncées par la Fed le 30 novembre dernier. (Les banques ont également accès à des lignes de crédit à trois ans très bon marché de la BCE).
Nous pourrions qualifier cela “d'assouplissement quantitatif déguisé”.
D’où vient l’argent des banques centrales ?
Même si les détails de cette théorie d'un QE déguisé sont quelque peu obscurs, la substance de cette théorie est certainement vraie. D'une façon ou d'une autre, vous pouvez être sûr que la Fed et la BCE sont occupées à “réparer les choses”... et qu'elles utilisent des tactiques cachées pour le faire.
▪ Pourtant, les banques américaines et européennes en difficulté le sont tout autant aujourd'hui qu'elles l'étaient il y a trois semaines. Voire, beaucoup d'entre elles sont plus en difficulté qu'il y a trois semaines, lorsque la Fed s'est totalement engagée dans le sauvetage des banques.
Naturellement, la Fed et la BCE ont leurs propres problèmes financiers.
“Quelle que soit la façon dont on considère le problème”, observe Dan Denning, rédacteur de l'édition australienne de la Chronique Agora, “la majorité des Etats ont besoin d'argent. Si les marchés privés ne leur en donnent pas, leur banque centrale devra y pourvoir. Cela conduira inévitablement à faire marcher la planche à billets et à une dévaluation monétaire. Les sommes d'argent dont ont besoin les Etats sont ahurissantes”.
“Selon l'Organisation de coordination et de développement économiques (OCDE), les Etats-Providence industrialisés devront emprunter près de 10 400 milliards de dollars l'année prochaine”, continue Dan. “Cela représente beaucoup d'argent. La majorité des pays emprunteurs se trouvent en Europe. Mais il ne faut pas oublier les Etats-Unis. Le graphique ci-dessous montre que près de 60% de l'encours de la dette totale du Trésor américain — soit 5 600 milliards de dollars — doit être refinancé dans les quatre prochaines années”.
D'où viendra cet argent ?
D’où vient l’argent des banques centrales ?
Difficile de répondre à cette question. Il est cependant facile de savoir d'où il ne viendra pas. Il ne viendra pas des citoyens privés qui cherchent à placer leurs liquidités dans des investissements sûrs. Ils ne sont pas assez nombreux ceux qui sont actuellement prêts à prêter leur argent à un gouvernement en faillite. Par conséquent, afin de remplir ce trou de 10 000 milliards de dollars, nous devrions nous attendre à quelques programmes supplémentaires d'assouplissement quantitatif et à d'autres formes d'émissions monétaires.
Nous devrions également nous attendre à beaucoup plus de tentatives de la part des puissances gouvernementales de repousser les forces de la nature économique : plus “d'interventions coordonnées des banques centrales”, plus de “dispositifs d'atterrissage d'urgence” et plus de remèdes ad hoc, “too-big-to-fail“.
Voilà donc ce qui devra nous sauver : beaucoup plus de ce qui n'a pas marché... et ne marchera jamais.
Achetez de l'or... encore plus.
Tags : Banque, banque européenne
​ 0 | 0 |
Commenter

Plus d'informationsN'oublie pas que les propos injurieux, racistes, etc. sont interdits par les conditions générales d'utilisation de Skyrock et que tu peux être identifié par ton adresse internet (38.107.179.207) si quelqu'un porte plainte.

Tu n'es pas identifié. Clique ici pour te connecter à ton compte

#Posté le vendredi 23 décembre 2011 13:59

Etudiants étrangers en France : Guéant va t-il adapter sa circulaire??


Après avoir été reçu par Nicolas Sarkozy, le ministre de l'Intérieur a annoncé vendredi la publication début 2012 d'une nouvelle circulaire sur le travail des étudiants étrangers "hautement qualifiés", remplaçant celle controversée du 31 mai. Le collectif du 31 mai attend "un changement sur le terrain".
Etudiants étrangers en France : Guéant va t-il adapter sa circulaire??
Face au mouvement de contestation suscité par sa circulaire sur les étudiants étrangers, Claude Guéant va l'adapter. Reçu vendredi matin par Nicolas Sarkozy à ce sujet, le ministre de l'Intérieur devrait présenter un nouveau texte spécifique sur le droit de travail des étudiants étrangers "hautement qualifiés" début 2012, "dans les premiers jours de janvier", après une concertation entre les ministères concernés et des organisations de l'enseignement supérieur. "Au cours de cette réunion seront présentés les principes d'examen des demandes d'autorisation d'exercer une activité professionnelle en France", selon un communiqué de l'Intérieur.
Etudiants étrangers en France : Guéant va t-il adapter sa circulaire??
La veille, Claude Guéant avait fait part de sa "résolution" à faire une circulaire "spécifique sur le travail des étudiants étrangers". Objectif ? Clarifier celle du 31 mai, présentée comme un outil de baisse de l'immigration légale, qui avait suscité une forte mobilisation dans les universités et aussi des réserves au sein du gouvernement et du patronat.

Nicolas Sarkozy s'était fait le héraut de l"immigration choisie" lors de la campagne présidentielle de 2007. Or la circulaire du 31 mai semblait contredire cette option puisqu'elle prive la France de compétences de haut niveau, qui plus est, formées dans ses propres universités et grandes écoles.
Etudiants étrangers en France : Guéant va t-il adapter sa circulaire??
Le collectif du 31 mai, qui rassemble des étudiants étrangers ayant fait leurs études en France, ont d'ores et déjà demandé à participer aux concertations et à être reçu par Claude Guéant. Objectif? "Lui présenter la réalitré des situations auxquelles les diplômés sont confrontés". "Nous ne serons satisfaits que lorsque nous constaterons un changement dans le texte. Un changement qui devra se concrétiser rapidement sur le terrain par une amélioration dans les pratiques des préfectures et des directions de la main d'oeuvre étrangère", a-t-il ajouté.
Tags : claude gueant, Etudiants, étrangers
​ 0 | 0 |
Commenter

Plus d'informationsN'oublie pas que les propos injurieux, racistes, etc. sont interdits par les conditions générales d'utilisation de Skyrock et que tu peux être identifié par ton adresse internet (38.107.179.207) si quelqu'un porte plainte.

Tu n'es pas identifié. Clique ici pour te connecter à ton compte

#Posté le vendredi 23 décembre 2011 11:47

2012 sera-t-elle l'année d'une correction... pour freiner cette crise et le respect de l'humanité ?

En termes astronomiques, l'année est déjà terminée. Nous avons passé le solstice d'hiver. Les jours s'allongent. Mais selon le calendrier grégorien, il nous reste quelques jours en 2011. Nous serons ensuite confrontés à une nouvelle année. De nouveaux défis. De nouvelles crises. Et de nouvelles opportunités. 2012 sera-t-elle l'année où la race humaine entre dans un ralentissement... un retournement... une correction ?
2012 sera-t-elle l'année d'une correction... pour freiner cette crise et le respect de l'humanité ?
L'époque avance. Les opinions aussi.

Les investisseurs avaient hâte de se positionner sur les actions, mardi. Ils pensaient que la crise de la dette européenne était résolue. Et l'immobilier était en hausse aux Etats-Unis. Mais le lendemain s'est révélé décevant -- comme si les investisseurs avaient oublié les raisons de leur excitation.

Cela a été la même chose toute l'année. Un jour, les investisseurs sont certains que la reprise est au coin de la rue... puis ils dépassent le coin en question et se rendent compte qu'il n'y a rien.
2012 sera-t-elle l'année d'une correction... pour freiner cette crise et le respect de l'humanité ?
Lorsque 2011 a commencé, la plupart des gens s'attendaient à une reprise. A présent, ils savent : il se passe autre chose. Quelque chose de plus compliqué... de différent du schéma récession/reprise auquel ils sont habitués.

S'ils regardaient d'un peu plus près, ils verraient que chacune des reprises, depuis les années 80, a été un peu plus faible que celle qui l'a précédée. Les autorités luttent toujours contre les retournements de la même manière : avec des politiques budgétaires et monétaires contra-cycliques. Chaque fois que la production baisse, la Fed réduit les taux d'intérêt. Cela abaisse le prix du crédit, ce qui fait généralement redémarrer l'activité -- avec de nouveaux investissements et de nouvelles embauches.

Mais le crédit n'est guère différent du reste du monde de l'économie. La loi du déclin de l'utilité marginale s'y applique aussi. Le premier dollar que l'on emprunte se revèle payant : on le met au travail pour construire des entreprises nouvelles, plus productives. Par la suite, les emprunts sont moins efficaces... et ils finissent par ne plus fonctionner du tout.

On peut expliquer cela en partie par le fait que les emprunts sont d'abord faits dans un but très productif... puis dans un but moins productif... puis ne produisent plus rien du tout. Quand on emprunte pour dépenser, il n'y a aucun bénéfice. Zéro.

Enfin, la récession de 2001 a été accueillie par une réponse musclée de la Fed -- des taux d'intérêt bien plus bas et un budget fédéral lourdement dans le rouge. Mais la reprise a été la plus faible jamais enregistrée. C'était une reprise "sans emploi" ; les entreprises ont été inhabituellement lentes à réembaucher.

Aujourd'hui, 10 ans plus tard, nous avons une nouveauté : une non-reprise sans emploi ! Les gens commencent à se poser des questions. Que se passe-t-il vraiment ?

A la Chronique Agora, nous savons depuis longtemps que la Grande Correction n'est pas une récession ordinaire. Nous ne savions pas ce qu'elle corrigeait exactement, mais nous avions une liste de possibilités.

Corrige-t-elle le boom du crédit entamé après la Deuxième Guerre mondiale ? On le dirait bien... Le crédit, dans le secteur privé, baisse depuis 2008.

Corrige-t-elle le marché haussier des actions entamé en août 1982 ? Jusqu'à présent, il n'y en a guère de signes... mais nous pensons que c'est bien le cas. Les gens réaliseront tôt ou tard que les profits des entreprises ne peuvent pas se développer quand le crédit se contracte.

Corrige-t-elle la puissance de l'empire américain ? Oui... peut-être... mais c'est une longue histoire, pour un autre jour...

Corrige-t-elle le système monétaire centralisé et fondé sur la confiance et la devise papier, mis en place par Richard Nixon en 1971 ? Pas encore. Au contraire, la dette américaine -- libellée dans ces dollars papier -- est plus respectée que jamais. Mais nous avons le sentiment que ce sera corrigé avant que cette crise ne se termine.

On a également appris cette semaine que la BCE s'était alignée avec la Fed et d'autres banques centrales pour lutter contre la crise de la dette en... oui... en créant plus de dettes. Et plus de monnaie papier. Elle prêtera quelques centaines de milliards d'euros supplémentaires aux banques.

Ces dernières sont censées accorder de nouveaux prêts et racheter d'anciens. Plus spécifiquement, elles sont supposées prendre l'argent des banques centrales et l'utiliser pour acheter de la dette gouvernementale, afin d'empêcher que les conséquences néfastes de tous ces excès se fassent sentir.

On espère que pendant ce temps, la croissance économique va enfin se remettre en marche. La croissance, pensent les autorités, est la "moyenne" à laquelle les économies développées vont revenir... ce qui augmentera le PIB et les recettes fiscales, réduisant les déficits et les dettes.

Mais si la croissance elle-même était corrigée ?

▪ Si la période allant de l'invention du moteur à vapeur à l'invention d'Internet n'était pas "la normale", mais "l'anormal" ? Si la "décennie perdue" que nous venons de traverser était en fait la moyenne... l'habituel... la chose normale ? Et si -- après trois siècles -- nous venions tout juste d'y revenir ?

Jusqu'à il y a deux semaines environ, nous pensions que les êtres humains n'existaient que depuis 100 000 ans. Les archéologues supposent maintenant qu'en tant qu'espèce, nous existons depuis deux fois plus longtemps.

Vous savez ce que ça veut dire ? Que notre taux de croissance -- déjà négligeable -- est en fait moitié moindre. En d'autres termes, il n'a pas fallu 99 700 ans aux humains pour inventer le moteur à vapeur, mais 199 700. Et si, aujourd'hui, nous n'étions pas en route pour la nouveauté... mais pour l'ancien ? Si la Nouvelle Ere était en fait l'Ancienne Ere... où la croissance et le progrès sont inconnus ?

Voyons voir... la personne moyenne de 1750 vivait mieux que la personne moyenne de 100 000 av. J.-C., disons. La personne de 100 000 av. J.-C. vivait dans une caverne, ou peut-être dans une tente en peau. La personne moyenne de 1750 vivait dans un taudis. Il y avait de belles maisons aussi, bien entendu.

Au 18e siècle, les humains avaient déjà découvert les arches et les colonnes... les dômes... ils ornaient la pierre de sculptures élaborées... depuis des milliers d'années. Mais la plupart des gens n'avaient pas accès à ces monuments. Ils vivaient dans ce qu'ils pouvaient construire avec ce qu'ils avaient à disposition -- généralement du bois ou de la boue.

2012 sera-t-elle l'année d'une correction... pour freiner cette crise et le respect de l'humanité ?
Ils vivaient de ce qu'ils pouvaient cultiver... soit de leurs propres mains, soit avec l'aide d'animaux domestiques. Ils chassaient le gibier... ou obtenaient leur nourriture grâce à leurs propres troupeaux.

En 100 000 av. J.-C., les gens étaient des chasseurs-cueilleurs. La vie n'était pas si épouvantable, cela dit. Au moins les gens vivaient-ils au bon air, sans embouteillages ni télévision.

Mais le progrès entre 200 000 av. J-C. -- année où l'on pense désormais que l'humanité a émergé --... et 1765, quand Watt a produit son premier moteur... a été extrêmement lent. Sur une année, il était quasiment négligeable... imperceptible. Sur des milliers d'années, il n'y avait que peu de progrès, de quelque sorte que ce soit -- ce qui se reflétait dans une démographie statique, avec des niveaux de bien-être statiques eux aussi.

Puis, après 1765, le progrès a décollé comme une fusée. Au cours des 200 ans qui ont suivi, les vies des gens dans les pays développés, et la population humaine dans son ensemble, ont radicalement changé.

Il a fallu 199 700 ans pour que la population humaine passe de zéro à 125 millions. Mais au cours des 250 années suivantes, elle augmenta d'environ six milliards de personnes. Tous les cinq ans approximativement, elle ajoutait l'équivalent de toute la population mondiale en 1750. Le "progrès" a rendu cela possible.

Les gens avaient bien plus à manger. De meilleures conditions sanitaires. De meilleurs moyens de transport, qui éliminèrent de nombreuses famines en rendant possible l'expédition de grandes quantités de nourriture dans des régions où les récoltes avaient été mauvaises. La dernière grande famine en Europe occidentale s'est produite au 18e siècle, après de mauvaises récoltes. Après ça, les famines du monde développé ont été intentionnelles -- causées en grande partie par des politiques gouvernementales.


Le progrès a aboli la faim. Il a permis une immense augmentation démographique. Et il a apporté une hausse des salaires réels et du niveau de vie.

Dès la fin du 20e siècle, les gens considéraient le progrès et la croissance du PIB comme acquis. Les gouvernements s'endettaient, comptant la future croissance pour s'en sortir. Idem pour les entreprises et les ménages. Tout le monde comptait sur la croissance. Les dépenses et les politiques fiscales étaient basées sur l'encouragement de la croissance.

L'énorme développement du gouvernement lui-même était rendu possible par la croissance économique. Après tout, comme nous l'avons vu dans notre Théorie du gouvernement, en dehors de ses fonctions essentielles, le gouvernement est soit un parasite, soit superflu. Plus l'économie-hôte est riche, plus on a de gouvernement.


Aujourd'hui, on trouve bien peu d'actions, obligations, plans municipaux, budgets gouvernementaux, prêts étudiants, programmes de retraite, projets immobiliers, entreprises, campagnes politiques, programmes de santé ou compagnies d'assurance ne dépendant pas de la croissance. Tout le monde attend que la croissance se reprenne... une fois que cette crise sera derrière nous.

La croissance est normale, pensent-ils.

Et si ce n'était pas le cas ? Si c'était un événement qui ne se produit qu'une fois tous les 100 millénaires, grâce à l'énergie bon marché ?

Rendez-vous en 2012 pour en savoir plus...
​ 0 | 0 |
Commenter

Plus d'informationsN'oublie pas que les propos injurieux, racistes, etc. sont interdits par les conditions générales d'utilisation de Skyrock et que tu peux être identifié par ton adresse internet (38.107.179.207) si quelqu'un porte plainte.

Tu n'es pas identifié. Clique ici pour te connecter à ton compte

#Posté le vendredi 23 décembre 2011 08:44

Sommet de Bruxelles : plus de rigueur ou bien plus de freins pour la croissance ??

Les marchés rentrent dans la dernière ligne droite. Il ne reste que cinq séances (dont les quatre qui vont précéder la séance des “Quatre sorcières” de vendredi) pour installer les indices boursiers sur des niveaux qui arrangent au mieux les affaires des plus puissantes institutions financières anglo-saxonnes.
Sommet de Bruxelles : plus de rigueur ou bien plus de freins pour la croissance ??
Nous supposons que l'issue la plus favorable serait un statu quo d'ici le début de la trêve des confiseurs qui débute le week-end prochain. Wall Street terminerait ainsi à l'équilibre sur l'ensemble de l'année 2011, avec même de légers gains pour le Dow Jones et le Nasdaq 100.
Le second avantage — et pas des moindres — serait que tous les produits dérivés qui permettaient de miser sur du directionnel (une tendance haussière ou baissière à moyen terme) et qui arrivent à échéance le 16 décembre, expireront sans valeur.
Autrement dit, les institutionnels qui sont structurellement vendeurs de prime vont les encaisser intégralement et les acheteurs vont perdre symétriquement leur mise.
Il n'aura échappé à aucun gérant de portefeuille pratiquant une allocation internationale de ses actifs que les places européennes enregistrent un repli de 16% en moyenne sur l'année 2011. Elles affichent même 20% de handicap par rapport aux 100 plus grosses capitalisations cotées à Wall Street — qui vont jusqu'à 21% par rapport aux 30 industrielles du Dow.
Pas moyen de se consoler avec un effet devise favorable qui survaloriserait les actifs en dollar ; en effet, l'euro affiche en ce 12 décembre un cours de 1,3360 $ qui est strictement identique — à 0,01% près — à son score de clôture du 31 décembre 2010.
Sommet de Bruxelles : plus de rigueur ou bien plus de freins pour la croissance ??
Mais les places européennes ne sont pas les seules à terminer l'année dans la douleur : Hong Kong et Shanghai affichent des scores similaires (-17%), Bombay chute de 20% et Taïwan figure comme lanterne rouge avec -22%.
Pour mémoire, seul Milan fait pire avec -23,5%... et très loin au sud, l'Argentine ferme la marche avec -27,5%.
Les places asiatiques se retrouvent en ce début de semaine à la croisée ses chemins. Shanghai évolue désormais au plus bas depuis le 1er janvier (et même juin 2010). Cet indice a souvent fait office de précurseur de la tendance sur les places occidentales tandis que Hong Kong réplique l'évolution de Wall Street ou de l'Eurotop 100 avec beaucoup de fidélité.
▪ Les Etats-Unis engrangeaient +1,75% en moyenne à la veille du week-end. La raison officielle est qu'il convient de se réjouir bruyamment des accords signés à Bruxelles vendredi matin, et d'oublier que les taux longs italiens affichent, depuis jeudi dernier, des rendements qui naviguent entre 6,6% et 7%.
A Paris, le jeu a consisté à ramener le CAC 40 au contact des 3 165 points (score de clôture du vendredi 2 décembre). Cela a pu avoir lieu grâce à un rebond inespéré de 2,48% ; l'indice en termine même à 3 172 points et ne recède pas un pouce du terrain engrangé la semaine précédente (10,4%).
Du point de vue psychologique, un gain hebdomadaire de 0,2%, c'est très différent de la baisse de 3,5% affichée vendredi au cours des premiers échanges — le CAC40 a même glissé jusque vers 3 060 points. Les financières ont fait pencher la balance du bon côté car deux valeurs sur trois ont clôturé dans le rouge (ou restent inchangées) la semaine dernière !
Les marchés ont ignoré les mauvaises nouvelles comme une déferlante sans précédent de menaces d'abaissement de notation sur les banques. Sont visés les assureurs (vendredi soir), les emprunteurs institutionnels (collectivités locales, réseaux ferroviaires) et les Etats.
▪ Les investisseurs interprètent cette occultation des avis négatifs des agences de rating comme le signe apparent d'une confiance revenue dans un avenir boursier plus souriant. Cependant, il ne faut pas oublier les anticipations de ralentissement conjoncturel tous azimuts : Allemagne, Chine, Brésil, Russie, ainsi que les sévères récessions au sud de l'Europe.
Les accords de convergence du sommet de Bruxelles n'indiquent à aucun moment comment les pays en déficit retrouveront le chemin de la croissance. La seule avancée porte sur l'instauration d'une “discipline de fer” (expression chère à Wolfgang Schäuble) qui mêle allègrement rigueur budgétaire, perte de souveraineté fiscale et sanctions automatiques.
Les commentateurs officiels (ministres de l'Economie ou du Budget) se réjouissent du succès du sommet de Bruxelles qui va rassurer les marchés.
Mais les marchés n'en ont rien à faire d'être rassurés — et encore moins de déclarations qui n'ont aucune pertinence économique avérée. Ce qu'ils veulent, c'est de la liquidité, toujours plus liquidité, afin de leur permettre de mener à bien leurs dernières opérations d'habillage de bilans pour la fin d'année.
▪ La Fed leur a fait une fleur le 30 novembre avec une extension des accords de swaps en dollar : pour faire simple, elle permet à la BCE de se procurer autant de dollars qu'elle le souhaite, sans limite de quantité ni de durée. Cela a aussitôt fait bondir les Bourses de 2,5% à 3% en une poignée de minutes.
Ce genre d'initiative n'est pris qu'en dernière extrémité et ne produit d'heureux effets que durant un laps de temps limité. C'est un emplâtre sur une jambe de bois, un bain de glaçons administré à un patient qui fait une poussée de fièvre.
Cela apporte de la liquidité mais ne résout en rien les problèmes de solvabilité. La meilleure illustration nous est fournie par la multiplication des opérations de ce genre du 18 septembre au 25 novembre 2008.
A chaque fois, Wall Street a rebondi de 10% à 15% ; à chaque fois les indices ont enfoncé leurs précédents planchers annuels dans la quinzaine qui a suivi.
A l'époque, les injections de liquidités (sous forme de swaps) étaient accompagnées d'annonces de plans de soutien aux banques ou à l'économie pesant des centaines de milliards de dollars.
En 2011, la seule forme d'accompagnement, c'est plus de rigueur.
Et une rigueur extrême risque de s'abattre sur les valeurs qui ont déçu les marchés d'ici vendredi — c'est le sort habituel réservé aux canards boiteux durant la période d'habillage des bilans. Mais il se pourrait qu'une variante permette à certaines d'entre elles d'échapper à un sort funeste... à condition qu'elles appartiennent au secteur bancaire et que leurs besoins de refinancement (renforcement de leurs fonds propres) soient modestes.
​ 0 | 0 |
Commenter

Plus d'informationsN'oublie pas que les propos injurieux, racistes, etc. sont interdits par les conditions générales d'utilisation de Skyrock et que tu peux être identifié par ton adresse internet (38.107.179.207) si quelqu'un porte plainte.

Tu n'es pas identifié. Clique ici pour te connecter à ton compte

#Posté le vendredi 23 décembre 2011 02:35

Crise: Est-ce la fin de la croissance ?

Les gens pensent que les Européens vont régler leurs problèmes. Mais est-ce bien le cas ?
L'Europe fait partie des plus grandes économies de la planète. Elle est menacée par la faillite de banques et de gouvernements. Elle vieillit et a bien plus d'obligations en termes de dépenses sociales qu'elle ne peut se le permettre. Elle est paralysée par des gouvernements nationaux qui se font concurrence et des institutions financières décentralisées. Elle peut dire "allez vous faire voir" en 17 langues. Crise: Est-ce la fin de la croissance ?

Si l'Europe plonge dans un ralentissement profond ou prolongé, le reste du monde suivra. Parce que l'Europe est un gros client -- pas seulement pour l'Asie ; pour les Etats-Unis aussi.

La seule manière pour l'Europe de se sortir de la dette, c'est la croissance. L'austérité à elle seule n'y suffira pas. Les dettes de l'Europe ne peuvent être remboursées que si l'économie se développe. Non que nous comptions là-dessus. Au contraire, nous pensons que ça n'arrivera pas.

Les dépenses sociales européennes ne peuvent continuer que s'il y a de la croissance. Sans croissance, tout tourne mal. Les dettes ne peuvent être remboursées. Les fonctionnaires ne peuvent être payés. Et ni le marché boursier, ni le marché obligataire ne valent autant que ce que pensent les gens.Crise: Est-ce la fin de la croissance ?

Tout le monde pensait que la croissance se poursuivrait -- même si elle était interrompue de temps en temps par une récession. Toutes les récessions, depuis les années 40, ont été des pauses rapides et relativement indolores, non des changements de direction majeurs.
A présent, quelque chose semble avoir changé. Peut-être est-ce une Grande Récession, comme l'appellent certains. Peut-être est-ce une Grande Correction, comme nous l'appelons. Et peut-être que l'ère de la croissance est terminée.

Ce serait énorme, si c'était vrai. Lorsque les gens ont prêté de l'argent au gouvernement et aux emprunteurs privés, ils pariaient sur la croissance. Quand les gouvernements ont étendu leurs promesses de retraites et de soins de santé, ils comptaient sur la croissance. Otez la croissance et les crédits tournent mal, tout comme les promesses. Et s'ils tournent mal, toute la structure du capital et du gouvernement est en danger. Sans croissance, quasiment toutes les grandes banques de la planète feront faillite. Sans croissance, tous les gouvernements du monde développé feront défaut (ou pire). Sans croissance, le monde que nous connaissons s'effondre.

Mais pourquoi la croissance s'arrêterait-elle ?

Nous n'en savons rien. Mais elle s'est arrêtée au Japon. La production actuelle au Japon est en fait plus basse qu'elle ne l'était en 1991. Que s'est-il passé ? Les banques étaient surendettées. Les entreprises en avaient trop fait. L'immobilier était suracheté.
Crise: Est-ce la fin de la croissance ?
Le gouvernement japonais a réussi à tenir tout ça... mais uniquement en en faisant lui-même trop. Ses dettes sont désormais si lourdes que les îles de l'Archipel pourraient sombrer sous leur poids. Les actions et l'immobilier ont perdu environ deux tiers de leur valeur. Il n'y a pas plus d'emplois qu'il y a 20 ans.

Et toujours pas de signe de croissance.

Les Etats-Unis pourraient-ils faire de même ? Oui, tout à fait.

Et l'Europe ? Idem.

▪ Nous sommes arrivés chez nous hier au beau milieu d'une averse torrentielle. De l'eau gouttait du plafond dans la cuisine. Des flaques s'étaient formées sur le contreplaqué trempé. La marée montait aussi dans la cave.

Le plastique couvrant les fenêtres avait été déchiré par des chats. Le vent et la pluie s'engouffraient dans les trous. Un radiateur de fortune fonctionnait, mais ne servait pas à grand-chose contre les rafales de vent et la baisse des températures.

Tout ça ne ressemble pas à la manière dont votre auguste correspondant devrait vivre, n'est-ce pas ? C'est exactement ce que nous avons dit à Elizabeth, juste avant qu'elle ne s'énerve pour de bon.

Un peu plus tôt dans l'année, Elizabeth a décidé qu'il était temps de rénover la maison. Sauf que les travaux ne se sont pas déroulés comme prévu, si bien qu'à notre retour d'Europe, nous nous sommes retrouvés quasiment sans abri. Désormais, nous vivons dans un chantier. Ce n'est pas si épouvantable quand le soleil brille et qu'il fait beau. Mais quand la météo tourne mal, comme en ce moment, c'est pitoyable.

"Combien de temps allons-nous vivre comme ça ?" avons-nous voulu savoir.

"Arrête de te plaindre... Ca va t'endurcir".

"Je suis déjà assez endurci. J'aimerais un peu de confort".

"Le confort, c'est pour les faibles. Tu es faible ?"

"Atchoum ! Je crois que je suis en train d'attraper une pneumonie".

"C'est bien toi qui vantes toujours les vertus de la simplicité ? Le stoïcisme et la vie à la spartiate, ce n'est pas ce que tu recommandes ?"

"Oui, mais seulement quand il fait chaud".

"Tu ne peux pas considérer ça comme une sorte d'aventure ? Comme du camping ! De toute façon, ça ne devrait plus durer très longtemps. Les fenêtres ont été commandées. Le carrelage arrive bientôt. Ils pourront remettre tout ça en état rapidement".

"Atchoum ! J'espère que je durerai jusque-là..."
​ 0 | 0 |
Commenter

Plus d'informationsN'oublie pas que les propos injurieux, racistes, etc. sont interdits par les conditions générales d'utilisation de Skyrock et que tu peux être identifié par ton adresse internet (38.107.179.207) si quelqu'un porte plainte.

Tu n'es pas identifié. Clique ici pour te connecter à ton compte

#Posté le vendredi 23 décembre 2011 01:03

Publicité
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • ... 22
  • Suivant

Skyrock.com
  • Skyrock

    • Annonceurs
    • Jobs
    • Contact
    • Sources
    • Poster sur mon blog
    • Développeurs
  • Infos

    • Sécurité
    • Conditions
    • Aide
    • Signaler un abus
    • En chiffres
  • Mobile

    • Ton mobile
    • iPhone
    • Android
    • BlackBerry
    • Nokia
    • Samsung Wave
    • Windows Phone
  • Pays

    • International (english)
    • France
    • Canada (français)
    • Belgique (français)
    • Maroc (français)
  • Autres sites

    • Skyrock.fm
    • Tasanté
    • kwest
    • Zipalo
  • Blogs

    • L'équipe Skyrock
    • Honneurs
    • Vidéos
    • Gadgets
    • Newsmusic
    • Thèmes